Ostréiculture : nouvelle charte.

Ostréiculture : nouvelle charte.

CHARTE  CONCHYLICOLE DU MORBIHAN

 

Avant propos

 

Origine et objectifs de la charte :

 

Le département du Morbihan est le premier en France pour les surfaces dédiées à l’activité conchylicole, et le second en terme de production. Il est aussi le principal territoire breton de cultures marines. Cette activité qui compte plus de 350 entreprises, occupe une place importante dans l’économie locale, par les emplois directs et indirects qu’elle génère (1 100 emplois pérennes) et par le chiffre d’affaires produit (50 M. d’€ par an). Elle pèse aussi de manière forte dans l’histoire des paysages littoraux du département et dans la culture des morbihannais.

Activité primaire historiquement établie sur le littoral, de structure majoritairement individuelle, appuyée sur une main d’oeuvre saisonnière, la conchyliculture reste très vulnérable. Outre les crises de mortalité des coquillages qui la frappent périodiquement, dont celle qui sévit depuis 2008, elle est aussi fragilisée depuis longtemps par la pression urbaine, la dégradation de la qualité des eaux, les conflits d’usage sur le trait de côte.

La transformation des bâtiments conchylicoles, sur domaine privé, en résidences secondaires, est, notamment, un sujet de préoccupation qui n’a jamais trouvé de solution. Ce phénomène qui aboutit au démembrement des chantiers, accompagne la réduction progressive du nombre d’exploitations constatée depuis plusieurs années. Il en résulte un affaiblissement du potentiel d’activité, le renchérissement du coût du foncier ostréicole, compliquant encore l’installation des jeunes exploitants, une cohabitation parfois difficile entre les usages et de réels problèmes sanitaires sur le littoral.

Les professionnels ont depuis longtemps manifesté leurs inquiétudes face à cet ensemble de problèmes et réagi en nouant les partenariats nécessaires avec l’Etat, le conseil général du Morbihan, les collectivités, le conservatoire du littoral, la profession agricole etc… De leur côté, l’Etat et les collectivités sont attentifs au respect des règles qui contribuent à la protection de la conchyliculture, à travers, notamment, la gestion du domaine public maritime et l’application de la loi littoral et de la loi sur l’eau.

Cette identité de vue a pu permettre de limiter les dérives, mais, la pression aidant et la situation devenant de moins en moins maîtrisable, surtout dans le contexte de la crise actuelle, la profession a sollicité un engagement plus formel et plus collectif de l’ensemble des partenaires concernés par la recherche de réponses aux multiples problèmes auxquels elle est confrontée, à commencer par le démembrement progressif des exploitations et la dégradation de la qualité des eaux littorales.

Les partenaires pressentis se sont donc réunis sous la présidence du préfet du Morbihan le 21 Avril 2010 ; ils ont confirmé l’importance des enjeux attachés à l’activité conchylicole dans le département et décidé de se mobiliser collectivement dans la recherche de solutions partagées.

Lire la suite, télécharger le document officiel : Nouvelle charte du Morbihan.
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